Grenoble est une ville où les vitres travaillent dur. La cuvette retient les particules — chacun ici connaît les épisodes de pollution d'hiver et leur voile gris —, la circulation des grands axes dépose son film sur les vitrages exposés, et les pollens descendus des massifs font le reste au printemps. Une vitre de boulevard Gambetta ou du cours Jean-Jaurès ne reste jamais propre bien longtemps.
J'interviens dans tous les quartiers de Grenoble — hyper-centre, Championnet, Île-Verte, Europole, Berriat, Eaux-Claires, jusqu'aux quartiers sud — pour des appartements et maisons de ville, des vitrines de commerces et des copropriétés et bureaux.
Des immeubles anciens aux résidences neuves
Le parc grenoblois mélange tout : immeubles haussmanniens des grands boulevards avec leurs fenêtres hautes à petits carreaux, copropriétés des années 60-70 aux châssis alu et grandes loggias, résidences récentes des écoquartiers avec garde-corps vitrés et baies toute hauteur. Chaque configuration a sa méthode — et ses pièges, comme les loggias vitrées emboîtées dont certaines faces semblent inaccessibles (elles ne le sont pas : voir vitres difficiles d'accès).
En étage sans balcon, je travaille à la perche télescopique ou par l'ouverture avec raclette déportée. Les faces extérieures « impossibles » des appartements grenoblois sont mon quotidien.
Commerces du centre : la vitrine avant l’ouverture
Rues piétonnes, place Grenette, quartier Championnet, avenues de quartier : les devantures grenobloises encaissent le passage, les mains et les rejaillissements de pluie. Pour les commerçants, je cale des passages réguliers avant l'ouverture — la boutique démarre chaque semaine avec une vitrine nette, sans seau dans les jambes des clients.
Pour un local repris ou une devanture longtemps négligée, on commence par une remise en état (adhésifs, résidus, films de pollution), puis on passe au rythme d'entretien.